Experimentation de sommeil «biphasique»

Depuis une dizaine d’années déjà, je peine à équilibrer mon sommeil correctement. Plus  précisément, j’éprouve beaucoup de difficultés à me réveiller le matin. Je n’ai jamais conscience que mon réveil a sonné et que je dois, à ce moment, me lever. Au lieu de ça, j’ai «appris» à éteindre mon réveil pendant qu’il sonne, allant jusqu’à résoudre des puzzles ou des calculs mentaux sans jamais en avoir conscience une fois réveillé.

J’ai pourtant essayé toute sorte de dispositifs : applications, réveil-lumière, musique préférée, son infâme, douce mélodie ; rien n’y fait.

La faute à quoi ?

Aux trop nombreuses heures passées à bricoler, jouer, glander ? Aux nuits blanches arrosées du week-end qui transforment mes dimanches en siestes comateuses et mes lundis en sombres retours au quotidien ? Aux écrans qui embrasent ma vue à toute heure ? Au stress du trafic, du travail et de la performance permanente ?

Il doit y avoir de tout cela, oui.

J’ai essayé déjà quelques remèdes de grand-mère :

  • Ne penser à rien pour s’en dormir (authentique)
  • Manger très léger le soir, pour se réveiller affamé le matin (non, vraiment)
  • Changer d’heure de réveil de façon aléatoire, quitte à complétement oublier l’heure fatidique (cela n’amène que du stress, le cerveau adore calculer le nombre d’heures de sommeil restantes)
  • Traquer le sommeil par une application sur smartphone (qui va se transformer en véritable morceau de lave le matin)

Mais cela ne s’arrange pas

Le stress amenant le stress, je me retrouve maintenant à tourner en rond dans mon lit, attendant que le sommeil m’assaille, parfois plusieurs heures. Alors je traîne, je joue, je tente de me détendre. Mais voilà quelques mois que des raideurs parcourent mon cou, d’abord éphémères, elles provoquent maintenant des céphalées, comme si quelque chose essayait d’extraire mes yeux par la nuque.

Bref, aux problèmes de réveil s’ajoutent maintenant les tracas pour m’endormir, ce qui n’aide pas à passer des journées épanouissantes et réjouissantes.

La suite va vous étonner (ou pas)

Je suis actuellement dans une phase de transition au niveau professionnel. Je viens de terminer une longue mission, et je dois retrouver un emploi plus diversifié et moins orienté vers la performance. Il y a donc une «fenêtre de tir» pendant laquelle j’espère trouver la paix intérieure corriger ma gestion de sommeil catastrophique.

Par ailleurs, ce problème me pesant depuis un certain nombre d’années, j’ai eu le temps de glaner quelques méthodes, parfois exotiques, pour améliorer l’expérience utilisateur du sommeil.

Pour des modalités pratiques, je me suis mis d’accord avec mon employeur afin de travailler avec des horaires décalées, sauf en cas d’impératif extérieur.

J’ai donc entrepris d’adapter mes horaires de sommeil, de travail et de sieste, afin de trouver un cycle plus réparateur et plus régulier.

Et pour être sûr d’y arriver, j’ai décidé de

  • traquer mes heures de sommeil, trajets, travail et sieste
  • noter la qualité de mon repos
  • calculer ma «dette de sommeil», en prenant en compte l’accumulation sur quinze jours
  • faire un retour d’expérience (vous êtes en plein dedans), ceci afin de partager mon ressenti, mais surtout pour me motiver. Si quelqu’un lit un jour ces lignes, je suis sûr qu’il ou elle voudra connaitre la suite.
  • poursuivre cette expérience pendant tout le mois de mars 2016, et la renouveler si cela est concluant.

Dans les faits, ma journée ressemblera à cela :

  • 5:20 : levé, douche et départ pour le travail
  • 7:00 : arrivée au travail
  • 12:00 : pause déjeuner
  • 15:30 : fin de la journée de travail
  • 16:30 : sieste
  • 17:00 : réveil
  • 21:30 : coucher

Je n’ai pas encore décidé à quoi ressembleront mes weekends.

J’écris cet article au troisième jour de l’adaptation de ces cycles. La nuit dernière ne s’est pas bien déroulée (fièvre, cauchemar, nausée). Cela s’est calmé pendant la journée.

J’essaie de faire un point dans le courant de la semaine prochaine.

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